16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 15:08
Cette évolution me déprime...

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 15:07
Anastasia Carpenter

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 14:50
Histoir vré

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 19:23
Ulis 57 planche 3

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 15:05

Oui, en 6 ans, Ulis a eu le temps de changer de tenue entre deux cases. Inutile de me le faire remarquer.

Ulis 57 planche 2

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 15:46

D'aucuns se souviennent ? Non, peut-être pas, hein ?
Bon: le 21 janvier 2008, j'avais commencé cette petite histoire d'Ulis 57, mais je m'étais arrêté à la première page parce que j'avais en tête un enchaînement vidéo.

Donc j'ai mis ça de côté en attendant de tourner cette petite vidéo, mais ça ne s'est jamais fait. Du coup les lecteurs se demandaient bien où je voulais en venir avec cette histoire d'Ulysse perdu en Moselle...

Eh bin le temps est venu, car il n'est jamais trop tard. Je vous remets l'intro en teaser, mais sachez que j'ai enfin écrit la suite (deux gars très loin au fond: "Wééé !"). C'est du texte tout brut pour le moment, il ne me reste qu'à dessiner, on verra bien le temps que ça prendra.

Et: j'ai laissé tomber l'idée de la vidéo, tant pis, je ne trouve pas d'angle satisfaisant. Ca rendra un peu moins bien en dessin mais c'est pas trop grave.

Ulis 57
Ulis 57

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 19:07
Une vraie question
Une vraie question

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 02:22

Si tout se passe bien, ta mère va sans doute te féliciter pour ton beau caca.

Peut-être qu'il aura eu du mal à sortir, celui-là. Peut-être que tu l'as inquiétée, parce que tu as mis du temps à le faire. De toute façon tu n'as pas le choix, si tu le gardes en toi, tu vas tomber malade. Tu vas sans doute mourir.

Tu ne comprends pas les félicitations, évidemment. Tu viens de naître, tu as trois jours, aucun mot du langage n'a de sens. Mais tu ressens déjà une compréhension instinctive des expressions humaines, et ta mère te sourit, et son ton est emphatique et sucré, on dirait que tu l'as rendue heureuse. Il s'est passé un truc bien, l'air est chargé d'ondes positives, ça ne sent pas très bon mais visiblement, toute cette joie est liée à toi. Il ne te faudra pas longtemps pour faire le lien avec ce qui stagne dans ta couche.

Plus tard, tu provoqueras les mêmes réactions en t'asseyant sur ton pot. On te demandera de nous montrer ce que tu as fait, tu seras applaudi. Les gens en parleront dans les journaux, ou au moins au téléphone. C'est une vraie info qu'il ne s'agirait pas de minimiser.

Au bout d'un moment, tu vas oublier ces épisodes d'orgueil immérité, les enfouir bien profondément dans ton subconscient, et tu vas trouver un autre moyen d'expression. Tu vas dessiner, comme tous les enfants de ton âge. Deux ronds et trois traits et tu seras affiché sur le frigo. Ou peut-être tu chanteras, on te dira que c'est bien. A ce stade, il est sage de ne plus utiliser son cul pour plaire, même si certains ne le comprennent que très tard dans la vie.

Encore et toujours, on te dira que c'est très bien. Tu impressionneras des adultes. Tu te rends compte ? Des adultes ! Ces géants qui savent tout et qui font des choses derrière des portes. Toi qui ne connais rien, tu vas les bluffer, faire quelque chose qu'ils ne savent pas faire. Tu es vraiment exceptionnel, bonhomme.

Après il va s'agir de professionnaliser tout ça, de gommer ce qui dépasse et puis de s'appliquer au niveau des couleurs. Tu vas continuer à essayer de faire plaisir à ta mère, petit être exceptionnel et unique que tu es. Ou aux voisins, puisqu'il semble que ça marche aussi sur eux. A ta maîtresse, à tes profs. Même à tes copains, à l'occasion, il t'arrive de faire plaisir.

Et puis vient le moment où ton monde ne suffit plus, et tu aurais tort de te priver. The sky is the limit, il n'y a aucune barrière. Tu fais des trucs. Tu es un artiste.

A toutes les mamans du monde, entendez cette supplique: cessez de complimenter vos enfants sur leurs dessins moches, vous ne leur rendez pas service. Cessez de vous extasier sur leur gros caca. Ca ne reste que du caca. Ce besoin de fabriquer, puis de partager avec le plus grand nombre, ne peut naître que d'un traumatisme issu d'une communication maladroite. L'intention était noble, mais il se peut que le résultat soit catastrophique.

Tu vas te prendre des pains, et des sévères. Curieusement, à chaque fois, tu te relèveras, tu enfourcheras ta monture.

Parce que de toute façon, tu n'as pas le choix.

Si tu le gardes en toi, tu vas tomber malade.

Tu vas sans doute mourir.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:11
Odysseus in tights

Ce petit texte est passé inaperçu sur facebook (parce que mes amis ne m'aiment pas, ou parce qu'il n'est pas très drôle, peu importe), alors je lui donne une meilleure visibilité ici:

Sur cette excellente carte interactive, on peut retracer le parcours d'Ulysse et de ses marins, perdus pendant 10 ans dans la mer Méditerranée:http://esripm.maps.arcgis.com/apps/MapTour/index.html?appid=4fc9153f4d9248b9bab7011e3950b552&webmap=962ca9da38bf4c5e9439a6acf3dd1b3e


C'est évidemment passionnant et ça a de la gueule de bout en bout, ça relate mille périples sexy et violents, magiques et effrayants, on ne s'ennuie pas ("ON NE REGRETTE PAS SA SOIREE", comme dirait Ludwig Von Apfelstrudel).


Pourtant, au bout du périple, quand il revient enfin à Ithaque, l'illustration qui l'accompagne a soudain perdu tout le charme sauvage et la brutale bestialité hypersexuée des épisodes précédents. Observons ensemble ce tableau chiant qui donnerait presque envie d'aller voir "Doutes" au cinéma:


D'abord, dix ans de défis et de luttes pour retrouver cette espèce de grosse mémère pâlotte, bon. Il a dû regretter de ne pas rester avec Circé ou l'autre, là, celle qui lui fait des massages pendant 7 ans. Mais la récirpoque est vraie elle aussi: de bellâtre baraqué, Ulysse est devenu une sorte d'Angelo Branduardi niais à la coiffure énervante et aux poses maniérées. Il est en chaussettes (on devinera éventuellement un chausson de danse au pied gauche), porte une chemise bouffante en soie lavée un peu comme Bigard à ses débuts, une ceinture qui fait des zigouigouis pas du tout virils et une espèce de collant bariolé de cloune ou de matador. N'omettons pas la sorte de petit sac à couilles sur le devant, quelconque ancêtre du string, qui donne l'impression d'avoir une orange dans la culotte. Il tend son index gauche pour, sans doute, sonner à la porte (il n'a pas vu de métiers à tisser depuis une bonne décennie donc on peut le comprendre), et sa main droite exécute une improbable position qui, si l'on découpe le tableau à la "Da Vinci Code", correspond bon an-mal an à la courbe de la foufoune de Pénélope: ses intentions sont donc plutôt claires, même si on est en droit de ne pas les partager.


Au premier plan, une personne totalement minuscule tisse des fils sur un objet en bois. Ce n'est pas une enfant car elle n'a pas la grosse tête disproportionnée qui les caractérise, ni un nain car elle n'a pas de petites jambes amusantes qui se projettent sur les côtés quand elle court (même si là elle ne court pas). C'est donc visiblement une lilliputienne, assise à-même le carrelage.


Derrière Ulysse Branduardi, quatre personnages très chiants (l'Ecole du Louvre les appelle d'ailleurs "los chiantos") qui donnent fortement envie de les frapper. Le pire étant bien évidemment l'extasiée en vert, qui préfère regarder le plafond alors qu'il se passe des trucs hyper intéressants juste devant elle, dans cette pièce à la géométrie non-euclidienne (ou tout au moins à la perspective débile). Un fauconnier, se tenant la hanche comme une petite princesse, semble avoir remarqué la présence du peintre et lui jette un regard plein de reproches. On croirait l'entendre soupirer "han lan laaaan, tu me dessines encore avec ma tête de matin, tu es pénible hein !"


Après derrière il y a un Arabe, alors on ne sait pas ce qu'il représente mais il a aussi une main dans une position ridicule, ce qui ne joue pas en faveur de son capital sympathie. En plus le peintre se fout carrément de notre gueule, parce que s'il prétend avoir saisi un instant super court, ça ne tient pas vu que le gars a dû poser pendant une bonne huitaine d'heures pour donner ce résultat précis, et personne ne garde sa main ainsi pendant huit heures. De même, si cela avait été un instant fugace, il serait flou: or il n'en est rien, démonstration effectuée.


Au fond, enfin, une sorte de barde remet sa casquette, mais à ce stade on s'en fout un peu donc nous n'en parlerons pas.


Même le chat semble déprimé dans cette peinture, regardez sa pauvre tête triste, on le force clairement à jouer avec une pelote de laine alors qu'il préfèrerait nettement choper l'oiseau qui marche sur le cadre qui ne sert à rien, au fond là, en haut.


Derrière Pénélope, un carquois, ou un extincteur, les historiens de l'art ne s'entendent pas sur ce point. Et puis derrière, bon, y'a un bateau, un château super bien proportionné qui devrait tenir sans trop de mal sur le bateau, de l'eau et des montagnes, ça ressemble pas mal à Ithaque, c'est vrai, le type s'est documenté quand même.
En conclusion, on pourra dire que Pinturicchio (Pérouse, 1454 – Sienne, 1513, vous voyez que même lui n'y croyait pas vraiment… "Pérouse", franchement…) n'était pas très bon en dessin / proportions / perspectives / réalisme / gros guerriers sexy / sirènes bandantes / rendage de scène intéressante.
En vous remerciant.

C'était un épisode de "Palettes", une série d'Alain Jaubert.

Odysseus in tightsOdysseus in tightsOdysseus in tightsOdysseus in tights

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 15:44
Les Aventures de "heum-heum", page 6 !

Après avoir longuement pleuré sur mon lit, j'ai décidé que merde.

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