6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 15:38
Il y a septante ans

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 16:19
Les bottes de Candy

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 15:08
Cette évolution me déprime...

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 15:07
Anastasia Carpenter

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 14:50
Histoir vré

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 19:23
Ulis 57 planche 3

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 15:05

Oui, en 6 ans, Ulis a eu le temps de changer de tenue entre deux cases. Inutile de me le faire remarquer.

Ulis 57 planche 2

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 15:46

D'aucuns se souviennent ? Non, peut-être pas, hein ?
Bon: le 21 janvier 2008, j'avais commencé cette petite histoire d'Ulis 57, mais je m'étais arrêté à la première page parce que j'avais en tête un enchaînement vidéo.

Donc j'ai mis ça de côté en attendant de tourner cette petite vidéo, mais ça ne s'est jamais fait. Du coup les lecteurs se demandaient bien où je voulais en venir avec cette histoire d'Ulysse perdu en Moselle...

Eh bin le temps est venu, car il n'est jamais trop tard. Je vous remets l'intro en teaser, mais sachez que j'ai enfin écrit la suite (deux gars très loin au fond: "Wééé !"). C'est du texte tout brut pour le moment, il ne me reste qu'à dessiner, on verra bien le temps que ça prendra.

Et: j'ai laissé tomber l'idée de la vidéo, tant pis, je ne trouve pas d'angle satisfaisant. Ca rendra un peu moins bien en dessin mais c'est pas trop grave.

Ulis 57
Ulis 57

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 19:07
Une vraie question
Une vraie question

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 02:22

Si tout se passe bien, ta mère va sans doute te féliciter pour ton beau caca.

Peut-être qu'il aura eu du mal à sortir, celui-là. Peut-être que tu l'as inquiétée, parce que tu as mis du temps à le faire. De toute façon tu n'as pas le choix, si tu le gardes en toi, tu vas tomber malade. Tu vas sans doute mourir.

Tu ne comprends pas les félicitations, évidemment. Tu viens de naître, tu as trois jours, aucun mot du langage n'a de sens. Mais tu ressens déjà une compréhension instinctive des expressions humaines, et ta mère te sourit, et son ton est emphatique et sucré, on dirait que tu l'as rendue heureuse. Il s'est passé un truc bien, l'air est chargé d'ondes positives, ça ne sent pas très bon mais visiblement, toute cette joie est liée à toi. Il ne te faudra pas longtemps pour faire le lien avec ce qui stagne dans ta couche.

Plus tard, tu provoqueras les mêmes réactions en t'asseyant sur ton pot. On te demandera de nous montrer ce que tu as fait, tu seras applaudi. Les gens en parleront dans les journaux, ou au moins au téléphone. C'est une vraie info qu'il ne s'agirait pas de minimiser.

Au bout d'un moment, tu vas oublier ces épisodes d'orgueil immérité, les enfouir bien profondément dans ton subconscient, et tu vas trouver un autre moyen d'expression. Tu vas dessiner, comme tous les enfants de ton âge. Deux ronds et trois traits et tu seras affiché sur le frigo. Ou peut-être tu chanteras, on te dira que c'est bien. A ce stade, il est sage de ne plus utiliser son cul pour plaire, même si certains ne le comprennent que très tard dans la vie.

Encore et toujours, on te dira que c'est très bien. Tu impressionneras des adultes. Tu te rends compte ? Des adultes ! Ces géants qui savent tout et qui font des choses derrière des portes. Toi qui ne connais rien, tu vas les bluffer, faire quelque chose qu'ils ne savent pas faire. Tu es vraiment exceptionnel, bonhomme.

Après il va s'agir de professionnaliser tout ça, de gommer ce qui dépasse et puis de s'appliquer au niveau des couleurs. Tu vas continuer à essayer de faire plaisir à ta mère, petit être exceptionnel et unique que tu es. Ou aux voisins, puisqu'il semble que ça marche aussi sur eux. A ta maîtresse, à tes profs. Même à tes copains, à l'occasion, il t'arrive de faire plaisir.

Et puis vient le moment où ton monde ne suffit plus, et tu aurais tort de te priver. The sky is the limit, il n'y a aucune barrière. Tu fais des trucs. Tu es un artiste.

A toutes les mamans du monde, entendez cette supplique: cessez de complimenter vos enfants sur leurs dessins moches, vous ne leur rendez pas service. Cessez de vous extasier sur leur gros caca. Ca ne reste que du caca. Ce besoin de fabriquer, puis de partager avec le plus grand nombre, ne peut naître que d'un traumatisme issu d'une communication maladroite. L'intention était noble, mais il se peut que le résultat soit catastrophique.

Tu vas te prendre des pains, et des sévères. Curieusement, à chaque fois, tu te relèveras, tu enfourcheras ta monture.

Parce que de toute façon, tu n'as pas le choix.

Si tu le gardes en toi, tu vas tomber malade.

Tu vas sans doute mourir.

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